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Un complément de prix est un instrument contractuel par lequel une partie du prix d'acquisition d'une entreprise est subordonnée à ses performances futures, à la réalisation d'objectifs précis, ou aux deux. La structure d'un complément de prix varie selon la taille et la nature de l'entreprise, les attentes des parties, l'implication du vendeur après l'acquisition et les modalités d'intégration de l'entreprise acquise aux opérations de l'acheteur.

En raison de leur complexité et des litiges potentiels qu'elles engendrent, les clauses de complément de prix nécessitent une analyse approfondie. Il est recommandé de faire appel à des conseillers juridiques, financiers, fiscaux et comptables dès le début du processus, et de consigner clairement les modalités convenues dans le contrat.

Pourquoi utiliser une clause de complément de prix ?

Les compléments de prix sont généralement utilisés pour combler l'écart entre les attentes du vendeur et de l'acheteur concernant le prix de vente. Ils permettent également de garantir l'implication du vendeur dans l'entreprise pendant une période déterminée, facilitant ainsi le transfert de connaissances, assurant une transition en douceur et fidélisant le personnel clé. Ils permettent aux vendeurs de bénéficier des succès futurs de l'entreprise, tout en permettant aux acheteurs de lier une partie du prix à la performance réelle. Cependant, leur mise en œuvre présente des difficultés, notamment pour déterminer le montant du complément de prix et concilier les intérêts du vendeur et les stratégies commerciales de l'acheteur.

Les clauses de complément de prix sont particulièrement utiles en période d'incertitude des marchés, lorsque les évaluations d'entreprises sont plus complexes et que les risques et les opportunités sont plus difficiles à évaluer, ce qui rend difficile la conciliation des points de vue divergents de l'acheteur et du vendeur.

Détermination du montant du complément de prix

Les compléments de prix sont généralement liés à des indicateurs financiers tels que le chiffre d'affaires, l'EBITDA , la marge brute ou le résultat net sur une période déterminée. Afin d'éviter tout litige, il est essentiel que tous les paramètres soient clairement définis (à l'aide de formules, de comptes prévisionnels ou d'exemples de calculs) et qu'un mécanisme de résolution des conflits, tel que le recours à un expert indépendant, soit convenu. Des objectifs non financiers, comme l'obtention d'une autorisation réglementaire, le lancement d'un produit ou la fidélisation des employés clés, peuvent également être utilisés.

Compléments de revenusPériode de complément de prix

En règle générale, les compléments de prix s'étalent sur une période de 1 à 3 ans après l'acquisition, mais leur durée dépend des objectifs des parties, de leur tolérance au risque et de la nature des indicateurs de performance. Des facteurs tels que la nécessité du maintien de l'implication du vendeur peuvent également influencer la durée de cette période.

Mécanismes de protection

Les vendeurs cherchent souvent à se prémunir contre les risques liés à leur complément de prix, notamment en imposant des restrictions sur la gestion de l'entreprise acquise par l'acheteur. À l'inverse, les acheteurs souhaitent pouvoir intégrer librement l'entreprise à leurs activités. Il est essentiel de trouver un juste équilibre entre la protection du complément de prix du vendeur et la flexibilité opérationnelle de l'acheteur. Un plan d'affaires préétabli peut servir de garantie, toute dérogation nécessitant un accord mutuel. Par ailleurs, les impératifs de concurrence doivent être pris en compte lors de la définition de ces restrictions.

Si le vendeur reste dans l'entreprise après l'acquisition, les parties doivent s'entendre sur les conditions dans lesquelles le vendeur renonce au complément de prix dans certaines situations, comme un licenciement pour faute grave (souvent appelé « clause de départ abusif »). Ces clauses sont sources de litiges et complexifient l'accord.

Considérations fiscales

Les compléments de prix peuvent avoir des conséquences fiscales ; il est donc essentiel de les prendre en compte dès le départ. Pour les vendeurs qui restent impliqués dans l’entreprise après la vente, en tant qu’employés ou dirigeants, il existe un risque que l’administration fiscale considère le complément de prix comme un revenu salarial plutôt que comme une plus-value, ce qui entraînerait une imposition plus élevée.

Clause anti-embarras

Les vendeurs peuvent exiger une clause de non-discrimination, qui garantit le versement du complément de prix même si l'acheteur cède l'entreprise à un tiers pendant la période de versement. Cette clause protège le vendeur contre toute accusation de cession à un prix inférieur à la valeur de l'entreprise et empêche toute négociation des modalités du complément de prix avec le nouvel acquéreur.

Sécurité

Afin de sécuriser le versement du complément de prix, notamment lorsque l'acquéreur recourt à une opération d'acquisition, des mécanismes de sûreté tels que des comptes séquestres ou des garanties peuvent être mis en place. De plus, l'acquéreur peut se prévaloir du droit de compenser toute créance à l'encontre du vendeur avec le montant du complément de prix afin de se prémunir contre d'éventuels préjudices.

CBGabriel

Gabriel Sita est le fondateur de CasinosBroker.com, une plateforme spécialisée dans l'acquisition et la vente d'entreprises de jeux en ligne. Fort de plus de 10 ans d'expérience dans les fusions-acquisitions numériques, Gabriel accompagne les entrepreneurs dans la conclusion d'opérations fructueuses grâce à son expertise, ses compétences de négociation pointues et sa connaissance approfondie du secteur. Sa passion : transformer les opportunités en succès concrets.